Grâce à une bourse de voyage dispensée par l'ARES et l'ULB, les étudiants peuvent vivre une expérience de mobilité internationale dans l'un des 31 pays partenaires de l'ARES en Afrique, en Amérique du Sud et en Asie, afin de réaliser une recherche ou un stage en milieu professionnel. Olivia Algrain, étudiante en science de la population et du développement, a choisi Cuba pour son stage.
Dans le cadre de son Master, un stage à l'étranger était vivement recommandé. Sélectionnée pour un stage à l'ambassade belge à Cuba, Olivia, d'origine cubaine et parfaitement bilingue, a vu dans ce pays une destination avantageuse pour sa recherche de stage et son accessibilité linguistique. Elle souligne l'importance d'avoir une connexion personnelle avec sa destination, que ce soit par la langue, des contacts ou des connaissances locales.
La motivation principale pour postuler à la bourse était financière, car sans ce financement, le voyage n'aurait pas été possible. Olivia a trouvé le processus de candidature facile grâce aux informations fournies par l'ARES et l'ULB, mais conseille de bien réfléchir à son projet et d'obtenir rapidement une lettre de recommandation d'un professeur.
Avant de partir, elle redoutait la communication, notamment l'accès au Wi-Fi et aux données mobiles, différent de l'Europe. À son arrivée, elle a été surprise par la métamorphose de Cuba et a redécouvert le pays avec un regard neuf. Elle note cependant que l'adaptation reste compliquée en raison de la crise multidimensionnelle que traverse le pays.
Son installation sur place s'est déroulée sans encombre au début, bien que les relations avec l'ambassade se soient compliquées par la suite en raison de difficultés structurelles et d'un manque de communication. Elle conseille de prendre le temps d'observer, d'écouter et de se connecter à l'environnement et aux gens.
Sur le plan professionnel, Olivia a compris l'importance de l'environnement de travail et d'une bonne communication, au-delà du prestige d'un stage dans une grande institution. Académiquement, elle recommande de prendre du recul avant d'écrire. Personnellement, ce voyage l'a profondément bouleversée.
Son séjour a été marqué par plusieurs événements forts, dont une épidémie de maladies transmises par les moustiques, le passage de l'ouragan Melissa, le manque d'eau et d'électricité, ainsi que la fermeture de l'ambassade pour des raisons budgétaires. Elle a surmonté ses difficultés grâce aux amis rencontrés et à des activités comme le yoga, conseillant de trouver un apprentissage extérieur au contexte du voyage pour rencontrer de nouvelles personnes.
Elle a apprécié le partage et les relations intergénérationnelles rencontrées. La bourse ARES a rendu le voyage plus serein en remboursant une partie des investissements. Olivia encourage les étudiants hésitants à se lancer, soulignant que le processus demande organisation, motivation et patience. Elle conseille de se renseigner sur le pays et de contacter d'anciens boursiers.
En un mot, elle résume cette expérience : "Intense".




