Le discours du bourgmestre de Woluwe-Saint-Lambert a marqué un week-end de célébrations, coïncidant avec la fête de la Fédération Wallonie-Bruxelles. L'événement a mis en lumière le 50e anniversaire des Fêtes romanes et le 20e anniversaire de la fondation du Centre culturel Wolubilis.
Ces deux anniversaires, nés d'une même volonté politique, visent à renforcer la vie culturelle de la cité. Les Fêtes romanes, instituées en 1976 par le prédécesseur du bourgmestre, Georges Désir, célèbrent la Francité à travers des spectacles populaires et les arts de la rue, rassemblant des milliers de personnes. Elles sont devenues un rendez-vous incontournable, dépassant les frontières de la commune et s'adressant à tous les citoyens, promouvant la diversité culturelle et linguistique face à l'uniformisation.
La Francophonie est présentée comme un repère pour ceux qui refusent l'uniformisation, un patrimoine collectif en évolution, et une révolte contre l'appauvrissement des intelligences collectives face à la pensée formatée par les algorithmes. Elle est décrite comme une force révolutionnaire et contestataire, refusant les intolérances et défendant la liberté de penser et de créer.
Le discours a également souligné l'importance du service public de la culture, défendu par la commune et ses acteurs culturels comme le Centre culturel Wolubilis. Ce service est jugé irremplaçable pour apprendre à s'émerveiller, comprendre la création artistique et rechercher la signification des œuvres, s'opposant à une vision mercantile de la culture.
Le bourgmestre Georges Désir avait conçu le village culturel comme un lieu fédérateur, une agora pour les acteurs culturels. Le théâtre Wolubilis, nommé d'après un vestige romain au Maroc, symbolise cette ambition d'un bassin méditerranéen ouvert et partagé. Malgré les critiques initiales, le lieu est devenu une scène réputée de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
La Fédération Wallonie-Bruxelles, célébrée ce jour, rassemble les francophones de Wallonie, de Bruxelles et de Flandre. Woluwe-Saint-Lambert est mise en avant pour son soutien financier concret aux associations représentatives des francophones, affirmant le français comme langue fédératrice à Bruxelles, tout en respectant la diversité des origines et des langues.
La présence de maires et représentants de villes internationales, participants à la réunion de la commission « Villes innovantes, intelligentes, numériques et responsables », a été saluée. L'Association internationale des maires francophones (AIMF) est reconnue comme un pilier de la francophonie de proximité, tissant des liens et partageant les meilleures pratiques de gestion publique.
Une amitié particulière a été exprimée envers Sylvie Vucic, maire adjointe de Meudon, ville jumelée à Woluwe-Saint-Lambert. L'AIMF contribue à une francophonie plus citoyenne, favorisant la paix, la compréhension et la solidarité entre les peuples, et luttant pour une plus grande justice sur tous les continents.




