La faune aviaire bruxelloise en déclin : un indicateur de la biodiversité

Un rapport de Bruxelles Environnement révèle une tendance négative pour près de 40% des espèces d'oiseaux communs suivies depuis 1992.

Vue aérienne d'une volée d'oiseaux survolant un paysage urbain bruxellois.
IA

Vue aérienne d'une volée d'oiseaux survolant un paysage urbain bruxellois.

Un état des lieux de l'environnement bruxellois, actualisé en décembre 2025, révèle un déclin préoccupant de la faune aviaire dans la Région.

Parmi la quarantaine d’espèces d’oiseaux communes pour lesquelles une tendance évolutive est mise en évidence, 16 espèces sont en déclin. De plus, au moins 6 autres espèces indigènes, auparavant communes en Région bruxelloise, sont gravement menacées. Les oiseaux communs dont le déclin sur le long terme est le plus marqué sont des espèces nichant dans le bâti ainsi que des espèces migratrices. Une évolution globalement favorable est par contre observée pour les espèces exotiques et les Corvidés.
Les oiseaux, par leur capacité de dispersion et leur présence dans la plupart des habitats, constituent d'excellents indicateurs de l'état de la biodiversité. Le suivi annuel des oiseaux communs, organisé depuis 1992 via la méthode des « points d’écoute », permet d’évaluer ces tendances. Pour la période 1992-2024, une tendance statistiquement significative a pu être mise en évidence pour 41 espèces. Parmi celles-ci, 1 espèce est en fort déclin (le Moineau domestique), 15 espèces sont en déclin, 15 sont stables, 8 sont en augmentation (dont 2 exotiques) et 2 sont en forte augmentation (dont 1 exotique).
Le rapport souligne que les espèces généralistes, moins exigeantes, comme les pigeons et les Corvidés, progressent. Le Choucas des tours, par exemple, a multiplié ses effectifs par 17 depuis 1992. À l'inverse, les espèces liées au bâti et les migrateurs sont les plus touchées par le déclin.
Plusieurs facteurs contribuent à expliquer ce déclin, notamment la diminution et le morcellement des espaces verts, la raréfaction des sources de nourriture, la pollution, l'évolution climatique, la rénovation du bâti réduisant les possibilités de nidification, et les épizooties aviaires.
L'analyse par groupe d'espèces met en évidence des évolutions contrastées. Les oiseaux communs indigènes ont vu leur indice multispécifique se réduire de 30% entre 1992 et 2024, tandis que les espèces exotiques sont en forte croissance. Les oiseaux forestiers de la forêt de Soignes montrent une tendance globalement stable, contrairement aux oiseaux des quartiers résidentiels qui sont en diminution.
Information rédigée à partir de la source officielle : Bruxelles Environnement — Actualités (29/09/2026)