Inondations à Bruxelles : l'imperméabilisation des sols aggrave le risque

Une analyse détaillée révèle l'impact de l'urbanisation sur la vulnérabilité de la Région face aux crues et aux refoulements d'égouts.

Image générique de l'eau submergeant un paysage urbain stylisé, avec des bâtiments et des routes partiellement recouverts. L'eau est représentée comme une masse sombre et fluide, contrastant avec les tons gris et bruns de la ville. L'ambiance est sombre et préventive.
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Image générique de l'eau submergeant un paysage urbain stylisé, avec des bâtiments et des routes partiellement recouverts. L'eau est représentée comme une masse sombre et fluide, contrastant avec les tons gris et bruns de la ville. L'ambiance est sombre et préventive.

La Région de Bruxelles-Capitale fait face à un risque croissant d'inondations, exacerbé par l'imperméabilisation des sols et un réseau d'égouttage vieillissant. Les nouvelles cartes de zones inondables, actualisées en 2025, dressent un état des lieux préoccupant.

La Région de Bruxelles-Capitale a mis à jour sa cartographie des zones inondables en 2025, évaluant les risques liés à trois probabilités d’événements : une chance sur 25, 100 ou 1000 de se produire annuellement. Les résultats indiquent une vulnérabilité significative de la population, notamment aux inondations de caves dues au refoulement des égouts, touchant potentiellement 25% des Bruxellois tous les 25 ans et 6% tous les 100 ans. Les inondations pluviales représentent également un risque majeur, avec 20% d’habitants potentiellement affectés.
Trois principaux phénomènes sont à l'origine des inondations dans la Région : le ruissellement des eaux de pluie sur des surfaces imperméabilisées, le débordement des cours d'eau et du Canal, et le refoulement du réseau d'égouts saturé lors de fortes pluies. Un quatrième risque, la remontée de la nappe phréatique, peut également causer des problèmes d'humidité dans les sous-sols après des périodes humides prolongées.
L'urbanisation et l'imperméabilisation accrue des sols sont identifiées comme les causes principales des inondations observées à Bruxelles. Près de 53% de la superficie régionale est imperméabilisée, un taux qui a doublé en un demi-siècle, entraînant une augmentation du volume et de la vitesse des eaux de ruissellement. Le réseau d'égouttage, majoritairement unitaire et vétuste, peine à gérer ces volumes, surtout lorsque les eaux pluviales s'y ajoutent.
Le changement climatique, avec une probable évolution défavorable du régime pluviométrique, et la disparition des zones naturelles de débordement contribuent également à ce risque. Cependant, l'imperméabilisation des sols reste la cause prédominante des inondations, souvent liées à des orages intenses et de courte durée au printemps ou en été.
Les nouvelles cartes de zones inondables, basées sur des simulations de modèles hydrauliques et hydrogéologiques, fournissent pour la première fois des estimations de hauteurs d'eau et de vitesse de submersion pour les inondations pluviales. Elles cartographient également pour la première fois le risque d'humidité en sous-sol dû à la remontée de la nappe phréatique. Ces cartes sont des outils de sensibilisation essentiels pour la population.
Face à ces risques, des mesures de protection individuelles et collectives sont primordiales. La désimperméabilisation des sols et la déconnexion des eaux pluviales du réseau d'égouts sont des stratégies clés pour diminuer la vulnérabilité de la Région. La Région bruxelloise s'est fixé l'objectif européen de « zéro artificialisation nette » d'ici 2050, visant à restaurer le cycle naturel de l'eau.
Les données indiquent que 91% de la superficie des zones industrielles sont partiellement ou totalement en zone inondable pluviale, posant un risque de pollution accidentelle pour l'environnement. Les infrastructures de transport, les monuments classés, les casernes de pompiers et les postes de police sont également concernés par ces risques.
Entre 2007 et 2023, 35 inondations significatives ont été recensées en Région bruxelloise, la plupart survenues au printemps ou en été. L'année 2021 a été particulièrement marquée par six épisodes d'inondations. Ces événements, souvent localisés et de courte durée, ont causé des dégâts matériels et économiques considérables, dépassant parfois les 11 millions d'euros.
Information rédigée à partir de la source officielle : Bruxelles Environnement — Actualités (15/10/2026)