En septembre, la région bruxelloise a enregistré une hausse notable des déclarations de STEC (Shiga toxin-producing Escherichia coli). Cependant, cette augmentation est à nuancer : aucun cas d'hospitalisation ni de syndrome hémolytique et urémique (SHU) n'a été signalé. Les autorités sanitaires attribuent cette tendance à une amélioration de la sensibilité des tests de détection par PCR.
La période de retour de vacances a également vu une recrudescence d'infections courantes, souvent contractées dans les pays de destination. Parmi celles-ci figurent l'hépatite A, la shigellose, la légionellose et la fièvre typhoïde.
À noter également, l'émergence du virus du Nil occidental avec les deux premiers cas rapportés dans la capitale. La période d'activité du moustique vecteur de la maladie devrait se terminer fin octobre. La vigilance est recommandée, particulièrement pour les personnes âgées ou fragiles, par l'usage de moustiquaires, la fermeture des fenêtres la nuit, l'application de répulsifs et le port de vêtements longs après le coucher du soleil.
La shigellose s'est classée deuxième en termes de déclarations en septembre, avec 11 cas notifiés (4 confirmés, 7 probables). Cette infection intestinale aiguë, très contagieuse, se manifeste après une incubation de 1 à 7 jours par de la fièvre, des douleurs abdominales et de la diarrhée, parfois sanglante. Si elle est classiquement associée aux voyages, près de la moitié des cas européens documentés sont liés à un séjour à l'étranger. À Bruxelles, au moins 7 cas en septembre 2026 étaient liés à un retour de vacances.
La shigellose est aussi de plus en plus considérée comme une infection sexuellement transmissible, notamment chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes. L'ECDC avait alerté en mai 2026 sur la diffusion de souches multirésistantes en Europe. Il est donc essentiel de penser à la shigellose face à une diarrhée aiguë chez un patient HSH et de dépister d'autres IST.
Les panels PCR multiplex ont amélioré la détection des infections, étant plus sensibles que la coproculture. Cette dernière reste cependant indispensable pour confirmer le diagnostic et réaliser l'antibiogramme.
Dans la majorité des cas, la réhydratation et la patience suffisent, l'évolution étant généralement favorable en une semaine. Les antibiotiques sont réservés aux formes sévères ou aux situations à risque de transmission. En l'absence de vaccin, la prévention repose sur une bonne hygiène et l'abstention de rapports sexuels jusqu'à deux semaines après la fin des symptômes.




