Conditions de détention au Palais de Justice de Bruxelles : 35 recommandations

Le Mécanisme national de prévention publie des rapports critiques sur les cellules Portalis et Poelaert, appelant à des améliorations urgentes.

Façade du Palais de Justice de Bruxelles, un bâtiment imposant sous un ciel couvert.
IA

Façade du Palais de Justice de Bruxelles, un bâtiment imposant sous un ciel couvert.

Le Mécanisme national de prévention des mauvais traitements en détention (MNP) a publié deux rapports sur les cellules Portalis et Poelaert du Palais de justice de Bruxelles, soulignant des conditions de détention à améliorer et formulant 35 recommandations.

Le Mécanisme national de prévention des mauvais traitements en détention (MNP) a rendu publics aujourd'hui deux rapports de visite concernant les complexes cellulaires Portalis et Poelaert, situés au sein du Palais de justice de Bruxelles. Ces visites, menées par le Comité P, ont révélé plusieurs problématiques relatives aux conditions de privation de liberté, rejoignant les constats récents du Comité européen pour la prévention de la torture (CPT). Au total, 35 recommandations sont émises pour améliorer la prise en charge des personnes détenues.
Ces rapports s'inscrivent dans la mission du MNP, hébergé par l'Institut fédéral des droits humains (IFDH), qui vise à prévenir les mauvais traitements par des visites régulières des lieux de privation de liberté. Le Comité P, un des organismes spécialisés du MNP, a effectué ces inspections.
Chaque année, un nombre significatif de personnes sont détenues dans les cellules Poelaert et Portalis du Palais de justice de Bruxelles, parfois pendant plusieurs heures, voire une journée entière, en attente de comparution devant les autorités judiciaires. Durant les six premiers mois de 2025, près de 6 500 personnes sont passées par les cellules Portalis. À Poelaert, le flux quotidien s'élève à entre 80 et 150 personnes les jours ouvrables.
Les conclusions du MNP et du Comité P font écho aux préoccupations exprimées récemment par le CPT. Concernant Portalis, les deux organismes estiment que les cellules ne sont pas adéquates, même pour de courtes durées. Ils suggèrent que le projet de complexe cellulaire centralisé, actuellement à l'étude, pourrait offrir une solution pérenne.
Au total, 35 recommandations sont adressées aux autorités compétentes : 24 pour Portalis et 11 pour Poelaert. Ces recommandations couvrent les infrastructures, l'organisation de la prise en charge et le respect des droits des personnes privées de liberté. Il est notamment préconisé de renforcer les effectifs et la surveillance à Portalis, d'assurer un accès suffisant à l'eau potable et à un repas à Poelaert, d'améliorer le suivi médical et médicamenteux, et de mieux encadrer les personnes vulnérables.
Le MNP et le Comité P poursuivent leur dialogue avec les administrations concernées, incluant la police, le SPF Justice, la Régie des bâtiments et les autorités judiciaires, afin d'assurer le suivi de ces recommandations.
Information rédigée à partir de la source officielle : Institut fédéral pour la protection et la promotion des droits humains (IFDH) (22/09/2026)